Racisme et Histoire: Le Tabou

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.

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Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.

Le coin des compteurs
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19 décembre 2008

174 – Lettre à Gaston Kelman

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Vendredi 19 décembre 2008

En novembre dernier, j’ai rencontré Gaston Kelman au salon du livre de Romans/Isère : Romans à Romans. Nous avons discuté un bon moment et échangé des souvenirs du Cameroun.
J’avais lu son premier livre « Je suis noir et je n’aime pas le manioc » et viens d’achever la suite « Au-delà du noir et du blanc » qu’il a eu la gentillesse de me dédicacer.

Ce dernier livre est en totale osmose avec tous les idéaux défendus sur ce blog, depuis sa création. C’est une mine de sujets traités avec humour et beaucoup de recul. Je conseille sa lecture sans modération.

Malheureusement, j’ai oublié d’échanger un contact, une adresse email, avec Gaston Kelman. Je me retrouve ainsi frustré car j’aurais beaucoup aimé pouvoir prolonger notre échange sur le sujet de son bouquin. Google ne m’a pas vraiment aidé.

Alors, si vous lisez ce billet, Gaston, sachez que je serais enchanté de pouvoir trouver un lien, ne serait-ce qu’au travers d’un petit commentaire ou d’un email.

Mais aussi si vous, visiteur, avez une piste pour contacter Gaston, je vous remercie aussi de la partager avec moi.

En attendant que cette bouteille à la mer échoue enfin, je vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année.




Titophe


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28 octobre 2008

168 - Daytona: quand la lenteur judiciaire "détonne" avec la précipitation ambiante

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Mardi 28 octobre 2008


J'ai entendu ce matin l'édito de Claude Askolovitch sur Europe1. Le sujet:
"La discrimination raciale en France...un problème pas cher payé"

Cette intervention est intéressante car c'est une nouvelle concrétisation du caractère non-évènementiel de ce genre d'actualité. Les politiques sont tranquilles, l'opinion publique ne s'émeut pas d'un tel cas, tout du moins sans aucune comparaison avec le tollé réagissant aux "sifflets de la Marseillaise"... Une nouvelle illustration du racisme institutionnel encore bien entretenu au chaud.

Je vous livre l'enregistrement audio que j'ai fait ainsi que la retranscription écrite telle que publiée sur le site d'Europe.





Marc-Olivier Fogiel: L’édito politique d’Europe 1. Claude Askolovitch bonjour… L’entreprise d’hôtesses qui avait organisé un fichage ethnique de ses collaborateurs a été condamnée hier pour discrimination raciale... Mais l’amende est ridiculement faible !

Claude Askolovitch: Oui Marc-Olivier... On connaît maintenant le prix de la discrimination pour la justice française... ou en tous cas pour le tribunal de Nanterre: 20.000 euros d’amende, dont 15.000 avec sursis!
Daytona -c’est le nom de l’entreprise condamnée - classait ses hôtesses et ses commerciaux en fonction de leurs origines... elle s’engageait à fournir des hôtesses “pure white” je cite... ou “100% française” quand ses clients le lui demandaient... A l’arrivée, 20.000 moins 15.000, il reste 5000 euros net d’amende! Ce n’est pas cher payé! C’est même une invitation à recommencer! Si vous voulez une comparaison, aux Etats-Unis, les procès pour discrimination se chiffrent en millions de dollars...
L’année dernière deux chauffeurs livreurs d’origine libanaise ont reçu 60 millions de dollars, parce qu’ils avaient été traités de terroristes... par leur supérieur!
En 2005, une grande entreprise de restauration, Sodexo, a réussi à éviter un procès en offrant 80 millions de dollars à des employés noirs qui avaient subi des discriminations... et à l’époque, les commentateurs avaient trouvé que Sodexo s’en sortait bien!
On se moque parfois de la justice américaine!
Mais là-bas, le racisme vaut son pesant de dollars. En France, si l’on s’arrête aux tribunaux, le racisme n’est pas un problème!

Marc-Olivier Fogiel: Pourquoi cette indifférence?

Claude Askolovitch: Parce qu’il n’y a pas de volonté politique pour combattre brutalement les discriminations.
La plupart des procès viennent du travail d’un seul homme... il s’appelle Samuel Thomas, il est vice-président de SOS -racisme... et il est très seul dans un pays qui ne fait pas la guerre au racisme! Il attend depuis des années un procès, une sanction exemplaire!
Mais en France, on est dans une culture d’arrangement... On explique aux patrons que ce n’est pas bien de discriminer, on fait des chartes pour la diversité!
Et on trouve toujours des excuses...
Dans l’affaire de Daytona, le tribunal a considéré que l’entreprise était moins coupable, puisqu’elle se contentait de suivre les exigences de ses clients racistes!

Marc-Olivier Fogiel: Donc il aurait fallu poursuivre les clients...

Claude Askolovitch: Le problème, c’est qu’on ne le fait pas toujours! L’année dernière, il y a une exception... La société Garnier et l’entreprise d’intérim Adecco ont été condamnées ensemble pour discrimination... ca leur a coûté 30.000 euros d’amende, là encore, ce n’était pas mortel!
Garnier lançait un produit capillaire, et une filiale d’Adecco avait fourni des hôtesses BBR: Bleu blanc rouge... c’est le nom de code pour dire blanc, français bien de chez nous! Tout le monde connait ce code... et ça continue!
Un dernier élément maintenant... Marc-Olivier... et vous aurez toute l’étendue du problème...
L’affaire Garnier/Adecco est née en 2000, elle a été jugée en 2007; l’affaire Daytona qui a été jugée hier à Nanterre, elle date de 2002 ! La justice est lente en France... on le sait. Mais quand il s’agit de discrimination raciale, elle est très lente! Et les responsables sont trop souvent silencieux...
Quand la Marseillaise est sifflée par des provocateurs au stade de France... on promet des enquêtes rapides et des sanctions exemplaires...
Mais quand des jeunes gens sont fichés en fonction de leurs origines, il y a moins de scandale... Pourtant, entre les fichiers BBR... et la Marseillaise sifflée, il doit bien y avoir un rapport de cause à effet?

Pour une fois, ce n'est pas moi qui le dit! Mais j'acquiesse!

Titophe


Référence: Le site d'Europe 1


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24 octobre 2008

167 – A propos du patriotisme

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Vendredi 24 octobre 2008

Patriotisme : Que se cache-t-il derrière ce mot? Quel sens lui donner dans une société transformée au cours des 5 dernières décennies?


Je me suis rendu sur Wikipedia, et ai relevé la définition d’en-tête comme suit :

Le patriotisme (du latin pater, père) est un sentiment d'appartenance à un pays, qui renforce l'unité selon des valeurs communes.
C'est un état d'
âme/d'esprit qui pousse quelqu'un à ressentir de l'amour et de la fierté et à défendre les intérêts de son pays.
On distingue le patriotisme du
chauvinisme, qui en est la manifestation excessive voire agressive. Le patriotisme se distingue aussi du nationalisme, qui est une idéologie politique.

Le premier concept que je relève est ce sentiment d’appartenance à un pays, associé au renforcement de l’unité.

Faisons maintenant un peu d’empathie et mettons-nous dans la situation d’une personne «visiblement minoritaire» (que je déteste cette expression !) et essayons de réfléchir aux «sentiments» qui peuvent habiter son esprit dans notre société française d’aujourd’hui.
Nous ferons l’hypothèse que cette personne n’est pas délinquante, est née en France, est administrativement tout à fait française, et descend d’une lignée issue d’une ancienne colonie.

Cette personne a donc fréquenté dans son enfance l’école de la république. Lors de cette scolarité, elle a appris l’histoire de son pays, la France. Peut-elle faire sienne cette histoire ? Cette histoire «de France» est-elle encore l’histoire de tous les français, ou bien est-elle devenue l’histoire de «certains français» plus que celle de «certains autres» ? Ne manque-t-il pas certaines clefs pour que notre sujet se sente concerné par cette histoire ?

D’autre part, au cours de cette scolarité, l’enfant va découvrir sa «singularité» par l’expérience inévitable de brimades, de comportements l’excluant, de la part de ses camarades plus «conventionnels», ces dits camarades ne faisant qu’importer à l’école ce qu’ils auront plus ou moins absorbé dans leur environnement proche et familial.

Notre sujet va donc apprendre, dès l’enfance, à évoluer dans une société dans laquelle il devra s’imposer continuellement s’il ne veut pas être marginalisé.

Plus tard, d’autres expériences viendront compléter la liste des épreuves à franchir, toutes liées à la nature, ou à l’identité de notre sujet, indépendamment de ses facultés ou de ses comportements. Se loger, trouver des stages puis un emploi, se faire accepter par une belle-famille, seront des étapes toujours un peu plus «challenging» que pour une personne «visiblement majoritaire».

N’oublions pas que notre sujet est une personne ordinaire, c'est-à-dire ni une tare, ni un génie. Ces épreuves successives sont donc perçues comme des souffrances et peuvent, pour certaines, s’avérer insurmontables. C’est l’expérience de l’échec. Ces épreuves vont être vécues comme une succession d’injustices, en tous points de vue pourtant «injusticiables». Qu’est-ce à dire ? Cela signifie que la société, c'est-à-dire tous les symboles de la nation, se révèlent incompétents pour remettre un peu de justice et atténuer ces souffrances. Pire même, ces souffrances sont tues, minimisées, voir niées par une société qui se cache derrière des icones (déclaration des droits de l’homme, patrie des droits de l’homme, etc…). Notre sujet n’a donc que le choix de se taire et de «vivre avec».

Alors je pose la question : Notre sujet va-t-il facilement développer un sentiment d’appartenance à cette patrie qui le frustre ? Notre sujet est-il dans un environnement «d’unité» renforcée comme le définit Wikipedia? La première «valeur commune» ne devrait-elle pas être le sentiment de justice ?

Alors, quand les «gens bien intentionnés» s’offusquent de sifflets footballistiques, je m’offusque moi de ce silence et de ce négationnisme assourdissant. Cette société de croquantes et de croquants qui déjà en son temps mettait Brassens en rogne, c'est elle qui doit s'interroger.

Titophe





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20 octobre 2008

166 – Quand on siffle la Marseillaise, n'est-ce pas par désespoir de ne pouvoir la faire sienne?

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Lundi 20 octobre 2008

La semaine dernière, la Marseillaise a été sifflée lors d’un match amical opposant l’équipe de Tunisie à notre équipe nationale.
Ce fut immédiatement un tollé général de la sphère politico-médiatique, avec à la clef des mesures émotionnelles rapides fortement démagogiques. Le discours, encore une fois, portait sur l’évènement en lui-même, réclamant sanctions immédiates et condamnation sans appel. Je n’ai pas vu beaucoup de discours critiques se poser la question des raisons de cet évènement, s’interroger sur le «pourquoi?» de cette animosité vis-à-vis d’un des symboles de notre patrie : son hymne.

En juillet 2006, je m’interrogeais sur ce qu’est devenu le sentiment national dans ce pays. J’en arrive aujourd’hui à la conclusion que nous sommes loin du compte, et que malgré les générations successives, certains ne se sentent toujours pas français. C’est un fait. Pourtant, une autre composante de notre société est-elle prête à les «sentir français» ? Là est toute la question! Si tel était le cas, les injustices quotidiennes vécues par ceux-là même qui sifflent seraient marginales. Dans mon billet de mars 2007 nommé «Entre justice et injustices», je relève que cette marginalité est en fait une généralité.

Il y a donc en France des français qui ne sont pas considérés comme tels par d’autres français, et qui en conséquence ne se sentent pas français eux-mêmes. C’est une forme de schizophrénie parfaitement traumatisante ou ces «français de seconde zone» sont en fait rejetés de partout. N’oublions pas que dans le pays d’origine de leurs parents ou grands-parents, ils sont tout, sauf «chez eux».

Contrairement aux analyses à l’emporte-pièce qui concluent de façon sous-jacente qu’ils n’ont qu’à retourner «chez eux», je soutiens que ces sifflements sont l’illustration de leur attachement à la France. Ou-là là ! «Il a fumé quoi le Titophe?» vous direz-vous !

Je m’explique: Ces sifflements sont l’expression d’une douleur, d’une exaspération de ce rejet constant et constamment minimisé, voir nié. C’est la douleur de se rêver enfin membres à part entière de cette société dont un des symboles est son hymne. Ils voudraient pouvoir chanter à l’unisson, avec tous leurs concitoyens, leur attachement à une patrie qui les considère comme faisant partie des siens. Mais tel n’est pas le cas. Alors, en refusant l’hypocrisie, ces sifflements sont la réaction au rejet dont ils font l’expérience jour après jour. C'est en lien direct avec la haine de l'occident dont parle Jean Ziegler.

Ce discours, me direz-vous, est bien facile. Tous les tords ne sont pas d’un seul coté et les siffleurs sont aussi parfois les artisans de leur propre rejet. C’est vrai, mais c’est un cercle infernal qu’il faudra bien ouvrir un jour, si nous ne voulons pas que cela continue en s’amplifiant dangereusement.

Ces siffleurs, lorsqu’ils seront considérés comme des citoyens ordinaires, seront les premiers à défendre la Marseillaise, car elle sera aussi leur hymne à eux. Pour l’instant, ils n’en ont tout simplement pas. Offrons la leur!

Je termine par une question quelque peu provocante: La Marseillaise, n'est-elle pas un des symbols forts de l'époque coloniale?

Je ne résiste pas à la tentation de partager cette version de La Marseillaise proposée par l'éternel Graeme Allwright:




LA MARSEILLAISE
Pour tous les enfants de la terre
Chantons amour et liberté.
Contre toutes les haines et les guerres
L’étendard d’espoir est levé
L’étendard de justice et de paix.
Rassemblons nos forces, notre courage
Pour vaincre la misère et la peur
Que règnent au fond de nos coeurs
L’amitié la joie et le partage.
La flamme qui nous éclaire,
Traverse les frontières
Partons, partons, amis, solidaires
Marchons vers la lumière.

Graeme Allwright, Sylvie Dien
Texte libre de droit, offert par les auteurs, à distribuer sans modération.




Titophe

La Une de Sine-Hebdo numéro 7...





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05 mai 2008

153 - La voix qui se voit?

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Lundi 5 mai 2008

Je relaye aujourd'hui une vidéo initialement publiée par mon ami Jocelyn-Charles.

Le thème: La force des préjugés subis par les acteurs de doublage noirs. Les noirs auraient une voix spécifique à leur couleur, donc ne peuvent doubler que des noirs. Par contre, les acteurs blancs auraient une vois plus universelle, leur permettant de doubler des blancs et des noirs.

Au-delà du sujet, le thème ici est encore une fois le poids des préjugés largement répandus, admis, et jamais contestés. En téléspectateur moyen, je ferai ici un parallèle avec ce que j'ai entendu dernièrement de la bouche des "jurys" de l'émission La nouvelle star sur M6.

Ils "analysaient" la voix d'une des candidates, et la qualifiaient de "négresse blonde". En effet, un des personnages formant ce "jury" expliquait que la performance de la jeune femme lui permettait de se comparer aux "voix noires qui groovent" et qui seraient, jusqu'à ce jour, une caractéristique vocale spécifique aux femmes noires...

Loin de moi l'idée de qualifier cet intervenant de raciste primaire, je ne le nomme d'ailleurs pas car là n'est pas mon objectif. Mais que voilà un magnifique sujet de questionnement!

J'ai en effet souvent entendu cette affirmation. Si un tel préjugé est encore si présent, c'est que jamais il n'est remis en question sur la place publique. Comme ne le sont d'ailleurs pas d'autres préjugés analogues (les noirs ont le rythme dans la peau, les noirs sont de redoutables fêtards, les noirs ont des sexes sur-dimentionnés, les noir(e)s sont chaud(e)s et ont une libido démesurée, etc...)

Le poids des préjugés n'est que la conséquence du poids des tabous qui inhibent toute remise en question ouverte. Et pourquoi, me direz-vous, ces sujets seraient tabous? Tout simplement pour des raisons commerciales. Lorsque vous sélectionnez une chaine de télévision, si le programme diffusé vous met mal à l'aise, vous zappez. Une des causes de malaise systématique est une "identification négative":
"Je me délecte à regarder les travers des autres, mais s'il vous plait, ne me parlez pas des miens!"

Ces préjugés, dont celui des "voix noires", sont très largement partagés. Les dénoncer en les remettant en question, c'est prendre le risque de déranger les téléspectateurs qui s'identifieront aux porteurs de préjugés, donc de faire un mauvais score d'audience. Voilà le fameux "tabou commercial" en route dans toute sa malignité et sa perversité. Expliquer, remettre à plat certaines inepties, n'est plus possible dans un monde formaté pour le "business". On préfère laisser passer quelques bêtises déclamées avec un air inspiré, qui renforcent un peu plus les préjugés déjà si tenaces.

Pour ceux qui ont tenu jusqu'ici, je vous laisse découvrir ces extraits d'émission de France O, la "télé des noirs" puisque le sujet n'y est pas tabou...

Vraiment, il y a du boulot...








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