Racisme et Histoire: Le Tabou

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.

Vous êtes sur un lieu d'échange et de libre expression

Ma photo
Nom :

Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.

Le coin des compteurs
Visiteurs depuis le 17 novembre 2005:

03 janvier 2008

143 - Racisme "anti-blancs" ?

Revenir à la page principale --- Sommaire de tous les billets
Jeudi 3 janvier 2008

Je suis enfin stabilisé et peux de nouveau m’adonner à l’écriture. Cela me manquait. L’agitation permanente et l’effervescence du déménagement sont derrière moi, et je profite de l’apaisement d’un trajet en TER pour commencer ce premier billet de l’année.

J’ai choisi un thème difficile, que de nombreux visiteurs m’ont reproché de ne jamais vraiment traiter. Ce thème, c’est celui que l’on appelle le «racisme anti-blancs». Cette terminologie, largement utilisée, est pourtant un non-sens, démontrant encore une fois du manque de réflexion flagrant de notre société sur le racisme en général.

Il n’y a en réalité qu’une seule forme de racisme, quelles que soient les couleurs de peau des protagonistes. Le racisme, c’est le racisme «anti-moi», comme le développe très bien Memmi dans l’extrait que j’ai publié il y a quelques temps. Je n’ai ainsi jamais occulté ce fameux «racisme anti-blancs», j’ai tout simplement fait l’hypothèse que ce n’est qu’une des manifestations possibles du rejet de l’autre.

Je ne m’arrêterai pas là. Ca serait trop facile.

Qu’est-ce donc que ce fameux «racisme anti-blancs» dont nombre de blogs et de medias se font l’écho? En ce qui concerne les partis politiques, pas de surprise. C'est bien à l'extrême-droite que l'on gesticule le plus sur le sujet. Il suffit de cliquer sur l'image suivante pour s'en rendre compte.
Il s’agit du phénomène d’inversion de majorité ressenti par certaines personnes lorsque, plongées dans un environnement à forte concentration «non-blanche», elles se retrouvent peu ou prou victimes du rejet en raison de leur minorité. Cette sensation minoritaire se heurte à la contradiction du communautarisme majoritaire, chère au sieur Levy. Et le rejet est réel, ce n’est pas seulement une impression, j’en conviens. Mais ce rejet n’est que la démonstration de l’universalité de la nature humaine, rien de plus.

Pourtant, il n’aura pas échappé aux observateurs attentionnés que ce blog s’intitulant «Racisme et Histoire» avec une URL contenant le mot «colonisation», mon objectivité en prend un coup. Est-ce à dire que je fais, moi aussi, une distinction entre les racismes, selon qu’ils sont attribuables à des individus blancs, noirs, jaunes ou bien verts ? La réponse est bien évidemment non. J’essaye tout simplement de distinguer l’hétérophobie du racisme, de décortiquer les mécanismes d’institutionnalisation et d’instrumentalisation qui élaborent le second à partir du premier. Dans ce processus, il apparaît clairement qu’un «cercle infernal» doit être ouvert. Les rejets s’enchainent dans une logique implacable et j’ai la certitude que la solution est l’ouverture, et que surmonter les frustrations et les réactions épidermiques est une étape incontournable. J’ai en outre l’intuition que dans des phénomènes sociétaux déséquilibrés, ou se distinguent nettement une majorité et des minorités, l’initiative d’ouverture doit venir de la majorité. Ceci va à l’encontre d’une logique «d’intégration» qui voudrait que tous les efforts soient à mettre au compte des populations minoritaires. Au terme d’années de réflexion, je ne partage pas du tout cette compréhension trop simpliste à mon gout. Le rapport «de forces» n’autorise pas la réussite de cette démarche, c’est l’aspect «difficile» ou «délicat» du billet d’aujourd’hui.

Hospitalité et AccueilJe vais essayer de faire un parallèle avec une scène de la vie courante, celle de l’accueil d’un visiteur dans un foyer. Derrière l’image d’Epinal, on retrouve la complexité et les inconforts liés à l’introduction d’un élément exogène dans un milieu ayant ses codes et ses règles qui lui sont propres. Pourtant, nous avons érigé le code de l’hospitalité, qui permet de surmonter cette complexité et ces inconforts. L’hospitalité est un ensemble de comportements et d’attitudes à la charge du recevant, c'est-à-dire du majoritaire. Le visiteur, par sa nature exogène, est fragilisé et l’effort d’ouverture nécessaire se retrouverait démultiplié. Ceci n’a d’ailleurs que peu de rapport avec l’état «d’instruction» du visiteur en question, bien que ce lien soit couramment et inconsciemment fait. Je me souviens, lorsque je vivais en Afrique, du communautarisme fort et du manque d’intégration flagrant de la population «blanche» dans la société d’accueil.

En effet, les règles de l’hospitalité se limitent aux petits nombres et ne s’appliquent pas à l’échelle d’une société. La population minoritaire se retrouve ainsi dans la situation du visiteur que personne n’accueillerait. Le réflexe communautaire est automatique, car la communauté comble tout simplement le vide d’hospitalité. L’exogène est ainsi accueilli par l’exogène, renforçant le poids communautaire.

Que l’on ne se méprenne pas, le manque d’hospitalité à l’échelle des sociétés est un mal universel. Je l’ai personnellement expérimenté lors de mes années camerounaises ou j’ai pu mesurer l’aspect illusoire de «l’hospitalité africaine». Ceci dit, la comparaison s’arrête ici car l’immigrant occidental en Afrique arrive avec une différence de taille : il entre par le haut. De plus les flux ne sont pas sur la même échelle.

Ainsi, ce fameux «racisme anti-blancs», outre un classique «racisme anti-moi» est surtout un «racisme anti-majoritaire», réaction indirecte au manque d’hospitalité institutionnelle, équivalent à l’échelle sociétale de l’hospitalité individuelle que nous pratiquons tous de temps à autre.

Il convient maintenant de s’interroger sur ce que pourrait être cette «hospitalité sociétale», concept encore à définir et à inventer.
Dans le domaine du concept, je dirais qu’il s’agit de l’ensemble des comportements des populations endogènes participant au mécanisme «d’intégration». On aurait ainsi une intégration avec deux populations qui se transforment mutuellement au lieu de l’illusion qu’une population exogène puisse, comme par miracle, se fondre dans une société figée.

Je m’arrêterai ici pour aujourd’hui, mais je continuerai certainement sur ce sujet dans de futurs billets, en m’inspirant de vos commentaires, cela va de soi.



Titophe


Revenir à la page principale --- Sommaire de tous les billets

21 Comments:

Anonymous zebu32 said...

Pas trop la tête à réfléchir ce matin, d'autant que je ne connaissais pas l'expression "racisme anti-blanc". J'ai l'impression que la planète est en train de devenir un gros monde racismes de toutes sortes, à tous les égards, selon n'importe quels critères. Le monde s'embrase partout.

07 janvier, 2008 06:54  
Blogger Titophe said...

Bonjour chère Zébu, et merci de ton passage. Tu as raison, le monde est fou. Celà ne nous oblige pas à suivre le mouvement pour autant, n'est-ce pas?

07 janvier, 2008 10:22  
Anonymous Circé said...

Je pense que l'analyse est pertinente mais se confronte tout simplement à la vie de tous les jours. Je ne suis pas sure que la femme qui m'insultait encore en lingala il y a quelques jours, pensant que je ne comprenais pas sa langue et n'ayant pas fait le rapprochement avec mes filles ait lu le quart du tiers de ce que vous analysez et décrivez fort justement.
Racisme anti-blanc ou racisme tout court, les personnes mal éduquées sont foison.
Intervenant immédiatement dans les insultes proférées, en lui exprimant non seulement que je comprenais mais que ce genre d'attitude alimentait justement le FN et autre extrême-droite son mari qui était derrière elle l'a remise en place.
Sans doute est-ce cela tout simplement le racisme, recevoir des insultes sans les comprendre, ni dans leur sens premier et littéral ( la langue est inconnue) ni au second plan savoir que ce que vous êtes dérange, déplaît et de fait amène le rejet.
Cependant, vous prêchez des convaincus, comme je vous le disais en premier lieu, donc que préconisez-vous dans la vie de tous les jours ?
Devais-je dans le bus lui donner une leçon de morale, de civisme, de culture et lui demander de lire ?
Il faut sans doute commencer par quelque chose, j'en conviens mais par quoi ?

07 janvier, 2008 19:25  
Blogger Titophe said...

Circé, J'ai la conviction que chacun ne peut commencer que par soi-même. Nous pouvons tous nous transformer, alors que transformer les autres est illusoir.
Dans votre anecdote, il est intéressant de s'interroger sur le "pourquoi?" des propos de cette femme. Je ne lui cherche pas d'excuses, bien au contraire, mais je pense qu'un cercle infernal peut s'ouvrir à n'importe quel endroit, chacun de nous possède sa propre clé.

08 janvier, 2008 09:12  
Anonymous polly said...

Je suis assez d'accord avec ton analyse, il n'y pas de racisme anti-blanc, pas plus que d'antisémitisme (je provoque exprès).
Les racines sont les mêmes, un réflexe de rejet de ce qui n'est pas nous, amplifié par le communautarisme.
Tu dis que ça commence par soi, évidemment, mais comme dit Circé, tu prêches des convaincus, et ceux qui lisent les livres et regardent les émsissions que tu proposes sont déjà dans cette démarche de connaissance de ce qui fait l'autre. Je crois aussi qu'il faut ajouter sa propre sensibilité, et son dégré de générosité. Ceux qui en sont dépourvus ne pourront jamais entendre l'autre, quel qu'il soit, y compris ses proches.

09 janvier, 2008 16:44  
Blogger Titophe said...

Bonjour Polly, et bonne année!
Ton commentaire est intéressant, car tu introduis ici une piste nouvelle, celle de la générosité et de l'écoute, celle de l'egocentrisme vs l'ouverture. A creuser...
J'avais, en son temps, essayé de développer le thème de l'égoisme dans le racisme, mais je n'avais pas envisagé les choses sous l'aspect personnel et introspectif comme tu le fais. Je vais y penser sérieusement, car c'est une approche très sensée.

Encore merci pour tes contributions.

10 janvier, 2008 08:17  
Anonymous Mariam said...

Je pense comme vous que le racisme, comme la bêtise, est une denrée qui a été partagée entre tous les peuples.
Mais justement c'est pour cela que je me dis qu'il y a un racisme anti-blanc. Ce racisme est en quelque sorte une empreinte inverse du racisme que j'ai pu ressentir de la part de personnes blanches.

Je m'explique. Venant des personnes blanches, ce que j'ai vécu c'est de la condescendance. "T'as beau avoir la nationalité française et parler correctement français, ta peau noire est la preuve éternelle que tu n'es pas aussi Française que moi"; le regard venait d'en haut.

Quand je me trouvais parmi des personnes noires, c'était plutôt une rage de vaincre: "ils (les Blancs) nous prennent tous pour des idiots, mais on va leur montrer qu'on est mieux qu'eux". Le regard venait d'en bas, pas que les Noirs soient moins intelligents. Non, c'est que SOCIALEMENT, les Noirs appartiennent à des classes moins aisées. Et au même titre que par le passé, les ouvriers, les paysans méprisaient les propriétaires, certains Noirs méprisent et sont en colère contre la classe dominante.

Je pense que cela dépasse le simple rejet "différent de moi". Il y aussi un aspect social qui rend les choses bien plus compliquées. En serait-on à ce degré de division si les enfants des immigrés des années 1970 avaient pu s'enrichir et gravir l'échelle sociale comme l'ont fait les enfants des immigrés des années 30?
On oublie souvent que ce que l'ont dit aujourd'hui sur les Africains, les Arabes et les Chinois, on l'a dit hier sur les Portugais et avant-hier sur les Italiens et les Espagnols.
Certes, il y a l'aspect physique, qui fait que je ne m'intègre pas aussi facilement qu'une jeune femme aux traits européens. Mais cet aspect là n'est pas suffisant à expliquer l'ampleur du malaise.
Ce rejet du différent a toujours été plus virulent, plus large lorsque la situation économique était mauvaise.

Je trouve dommage que l'analyse du racisme ne soit pas plus souvent associé à celui des rapports sociaux. Je crois profondément que le racisme a toujours existé, et existera toujours, autant chez les personnes peu éduquées que chez celles qui ont poussé loin leurs études.Mais qu'il s'exprime bien plus en tant de crise sociale.

Je me permets d'attirer votre attention sur deux points, que j'ai vu récemment et qui pourraient vous intéresser.
Le premier est une note du blog "Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire", qui aborde des changements apportés à des programmes d'histoire. Ces changements concernent l'étude de la fin du XIXe siècle et du XXe, période lourde de sens et de conséquences dans la France d'aujourd'hui.
Le deuxième est la chronique d'un livre entendue sur France Info, où l'auteur du livre présenté, un historien, soutenait que la France à l'époque de colonisation n'était pas un pays conquérant, que les colonies acquises l'étaient dans le but d'aider les autochtones et non de se constituer un empire comme le voulaient les Anglais.
Je ne commenterai pas cette aberration.
Mais je ne peux m'empêcher de rapprocher ces deux points et de m'alarmer sur l'incapacité des institutions françaises à constituer une Histoire du peuple français adaptée à ce qu'il est aujourd'hui. Tant de tapage pour le quai Branly, mais pas un ministre pour l'ouverture de la Cité de l'immigration.

10 janvier, 2008 20:58  
Blogger Titophe said...

Bonjour Mariam.

J'apprécie nos échanges et vous propose d'échanger nos liens afin que chacun de nos blogs pointe sur l'autre. Etes vous d'accord?
De plus, je te (vous) propose de nous tutoyer, ce qui est quand même plus sympa.

J'en viens maintenant à ton commentaire.
Pour le racisme anti-blanc, c'est bien ce que j'appelle le "racisme anti-majoritaire". Je suis d'accord. J'avais déjà, en introduction de ce blog, essayé de distinguer ces différentes formes de rejet. Je t'invite à enrichir ce développement en te rendant sur ce premier billet.

Outre l'aspect social, cette condescendance que tu mentionnes est avant tout en lien direct avec l'histoire coloniale et impérialiste liant nos ancêtres. Cette histoire, tant que nous ne saurons l'assumer ensemble, sera la genèse de cette condescendance d'un coté et de cette frustration de l'autre.
Ceci dit, ce rapprochement est plus que délicat, car il nécessite beaucoup d'intelligence et d'abnégation. Je t'invite à consulter mon opinion à ce sujet sur ce billet: "Une compétition malsaine".
J'en suis malheureusement arrivé à la conclusion que le meilleur moyen de rapprocher 2 bélligérants est encore de leur inventer un ennemi commun. C'est souvent cette communauté d'ennemi fantasmé qui soude les hommes. Je t'invite pour celà à lire ce petit feuilleton que je me suis amusé à écrire l'année dernière. Je me demande d'ailleurs si ton sentiment d'être plus Francaise en vivant aux UK qu'en restant dans l'exagone n'est pas en lien direct avec cette réflexion.

Pour terminer aujourd'hui, je t'invite à être vigilante quant à la tentation de succomber au schéma victime/coupable. Dans ce billet, j'essaye de mettre en garde contre un manichéisme facile et simplificateur. Seule une approche holistique sera à même de trouver un ensemble de solutions, là ou notre socié de facilité aimerait qu'il n'en existe qu'une seule. C'est un mythe, la complexité sociologique des phénomènes de rejet et d'exclusion souffre de cette volonté simplificatrice.

11 janvier, 2008 09:05  
Anonymous KARTAGO said...

Je souhaite simplement affirmer à mon tour que le racisme n'a pas le monopole d'une unique orientation, et que le contenu du racisme mérite une soigneuse définition.
J'ajouterai, pour ceux qui n'en sont pas à regretter tous les racismes, qui est bien plus agrèable de fonctionner par addition plutôt que par soustraction, et, SURTOUT, qu'il est bien plus facile d'aimer que de détester.
Quand verrons nous seulement une synagogue à La Mecque?

14 janvier, 2008 03:48  
Blogger Titophe said...

Merci Kartago pour ton commentaire. Je suis bien d'accord, faire la paix est possible, dixit mon dernier billet.

14 janvier, 2008 10:44  
Blogger bigsam said...

En effet, le racisme est un poison de l'ame et la seule attitude qu'il convient d'adopter face à l'émergence ou à la recrudescence du racisme c'est la condamnation. Toutes formes de mépris ou de haine de l'autre est innacceptable et intolérable. Néanmoins, il y a me semble-t-il une différence notable entre le racisme "pratiqué" par certains blancs et les autres racismes dont celui ayant le "blanc" pour cible. C'est que le racisme dont les blancs peuvent etre auteur est beaucoup mieux documenté et plus souvent dénoncé que les autres qui passent souvent inapperçu ou qu'on explique par des raisons sociologiques. Quand on découvre des groupes extrémistes comme la tribu k ou quand on entend les propos d'un ministre Algérien avant la visite du président Français il y a quelques mois, on se dit que le monde est profondément atteint de ce cancer du racisme et du rejet de l'autre. Je pense que c'est une des plus grandes menaces de notre 21ème siècle! Certains auront tendance à considérer qu'il y a de l'exagération dans mes propos. Certes, les changements climatiques ou la menace terroriste paraissent bien plus préoccupantes. Mais la question du racisme (au pluriel) n'en demeure pas moins inquiètante en ce qu'elle crée ou renforce des tensions et des radicalisations de tout poil et de tout bord! Le mépris et la détestation de l'autre, de ce qu'il est, de son identité, de ses valeurs ou de sa culture ou de son histoire, ne grandit personne mais affecte la dignité de tous! En outre, cela crée un climat étouffant et insupportable... Mais briser le silence est déjà éminament positif et j'espère que cela contribuera à faire évoluer nos regards sur l'autre! Tout conflit repose sur la non-acceptation de la différence! A nous de faire en sorte que ça change!

01 mars, 2008 08:38  
Blogger Titophe said...

Bonjour BigSam.Très bon commentaire, que je partage à 90%. J'ai tout de même un bémol à rajouter sur la premiere partie:

...et la seule attitude qu'il convient d'adopter face à l'émergence ou à la recrudescence du racisme c'est la condamnation.

Je ne pense pas que la condamnation soit suffisante, je pense même que seule, elle est pernicieuse car elle donne bonne conscience.

Non, la solution, c'est l'interrogation, c'est à dire la fin des tabous et la légitimité de toutes les question, même les plus dérangeantes... A lire, le jeu des "Pourquoi?" dans ce billet.

03 mars, 2008 10:25  
Anonymous Anonyme said...

Bonjour,

Pourquoi donc au juste la terminologie "racisme anti-blanc" est-elle un non sens?

Le terme antisémite est pourtant largement employé et est construit de la même façon, anti-sémite... Je n'y vois rien là de troublant, c'est exactement la même construction terminologique.

12 avril, 2008 22:04  
Blogger Titophe said...

Cher(e) anonyme

Le terme antisémite est lui aussi un non-sens. Voir pour celà ce que j'en pense dans le billet suivant

15 avril, 2008 13:10  
Blogger Bab said...

Que d'échanges intéressants !
Je vais tâcher de lire tous les billets cités en référence dans ces différents commentaires.

A propos des termes de racisme "anti-blanc" et antisémitisme, je suis aboslument d'accord : ce sont des non-sens, tout comme "racisme" est un non-sens puisqu'il sous-entend qu'il y aurait plusieurs races, ce qui est faux scientifiquement parlant. Nous faisons tous partie de l'espèce humaine avec de multiples différences, certes, mais la même espèce.

S'il existe plusieurs termes destinés à préciser de quelle sorte de rejet particulier on traite - ce que vous appelez très justement le racisme "anti-moi" - n'est-ce pas parce que chacun, bien que confronté au rejet dans certaines circonstances, refuse de s'identifier aux autre groupes humains victimes du racisme ? Un Juif vous dira que l'antisémitisme est le rejet de sa religion et non d'une "race", le Blanc pensera, même inconsciemment, que Blanc n'est pas une "race", c'est LA race(il ajoute donc "anti-blanc"), en opposition à toutes autres.
Là se niche aussi la condescendance dont vous parlez.

Le terme racisme est devenu, à mon avis, un terme générique à employer indifférement. Ou alors, parlons de discrimination et parlons de "droits des Humains" au lieu de "droits de l'Homme" ce qui englobera aussi les femmes.

18 novembre, 2008 09:35  
Blogger Titophe said...

Bonjour Bab. Je pense qu'il faut dissocier racisme et discrimination. Le premier est un concept intellectuel alors que la seconde est un ensemble de comportements. Je pense que la lutte contre les discriminations ne traite que de la partie visible de l'iceberg. Les discriminations ne sont qu'une manifestation du racisme, mais que la lutte contre le racisme en tant que pensée collective n'existe pas. Pourquoi? Parce que je pense que le sujet est tabou car il concerne tout le monde. Qui n'a pas de préjugés? Pourtant, la seule facon de lever ceux-ci est d'en parler afin d'en prendre conscience,... sans culpabiliser. C'est là tout l'aspect délicat de la chose. En tous les cas, on ne change pas les mentalités en légiférant, mais plutot en communiquant. Savoir s'interroger et accepter de le faire, je pense que c'est une suberbe voie vers une solution.

18 novembre, 2008 12:04  
Blogger Bab said...

Oui, j'admets ce qui, peut-être, est tabou pour moi : le racisme n'est pas uniquement une question de comportement. Vu sous cet angle, le terme prend toute sa signification.
Je retourne lire...

19 novembre, 2008 14:56  
Anonymous Anonyme said...

"Chers voisins français !
Concernant le racisme dont vous êtes les victimes. Ne vous apitoyez pas trop vite sur votre sort, et ayez la correction de rectifier ce qui ne va pas chez vous; n'oubliez pas que vous êtes les premiers a vous moquez des etrangers: Belges, suisses,portuguais, arabes, noirs, etc. Et cette façon de vous croire plus malin que tout le monde est en train de vous retomber sur le nez....
Il existe également en Belgique ( même francophone...) un sentiment anti-français !.
français: petit joueur qui accepte d'insulter tout le monde mais n'accepte pas de se faire insulter lui-même.
Nb: loin de moi l'idée de prendre la défense de vos racailles de banlieue.
A bon entendeur, salut! "

26 mai, 2011 11:34  
Anonymous Anonyme said...

Le nouveau livre de Hervé Ryssen
Le Racisme Antiblanc

08 novembre, 2011 20:43  
Blogger Grégory Gayet said...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

26 février, 2016 18:00  
Anonymous Anonyme said...

Vous refusez àdemi-mot de voir le racisme antiblanc ; ça n'est pas très honnête mais ça ne m'étonne pas de vous si vous êtes de gauche. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c'est à un RACISME D'ETAT délibérément orienté contre les Blancs et les chrétiens (à la limite je pourrais m'en foutre vu que je suis athée, mais le pb est que je n'aime pas l'injustice). Vous dites que le racisme est universel, ce sur quoi je suis d'accord avec vous. Plutôt que de vouloir changer la nature humaine (projet totalitaire de toutes les utopies, du fascisme au socialisme), pourquoi ne pas l'accepter tel qu'il est et limiter les sources de division raciale et de sape de l'unité nationale, par exemple en stoppant l'immigration et en organisant la remigration ? Ce serait enfin une décision responsable et sensée. Pour poursuivre sur l'inégalité raciale, lire Philippe Rushton pour ceux qui maitrisent l'anglais. Là, la preuve est faite que les hommes n'ont pas tous le même cerveau.

26 février, 2016 18:07  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home