Racisme et Histoire: Le Tabou

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.

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Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.

Le coin des compteurs
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08 septembre 2006

65 - E.T. nous observe – (4/8) Toi, t’es pire que moi!

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Episodes précédents:
1 - Les longueurs d'ondes mystérieuses
2 - L'enlèvement
3 - Captifs!



Vendredi 8 septembre 2006

Silencieusement, chacun se dirige vers un salon accueillant et s’assied dans un fauteuil moelleux. Sans cesser de s’observer, nos amis se demandent bien comment ils vont se sortir de ce guêpier.
Le plus jeune des trois, Kémi, est aussi le plus impulsif. Les idées se bousculent à une vitesse folle dans sa tête. Il pense très vite avoir compris la situation. Pour lui, Jean-Marie a tout orchestré et prépare un coup médiatique dans lequel il recherche le soutien de personnes noires et connues. Afin de l’obtenir, il n’a pas hésité à recourir à l’enlèvement puis au chantage qui ne devrait pas tarder. Quel salaud !
Jean-Marie, quant à lui, cherche encore dans ses déclarations récentes ce qui aurait pu provoquer un tel déchaînement de la part des organisations noire les plus radicales. Car pour lui, aucun doute n’est permis. Les deux individus qui lui font face sont de mèche et vont régler son sort sous peu.
Kémi : «Vous croyez vraiment que vous pourrez, comme vos ancêtres esclavagistes, nous soumettre a votre bon vouloir ? Ne comptez pas sur moi !»
Jean-Marie : «De quoi parlez-vous? Quels esclavagistes? Et si vous entrez sur ce terrain, sachez que les premiers à capturer des esclaves noirs étaient noirs eux aussi! Alors, ne comptez pas sur moi non plus pour me sentir coupable de quoi que ce soit!»
Robert : «Non mais il se croit ou, la face de craie? J’ai libéré mon pays de l’occupation blanche et j’ai du en oublier un! Tu ne perds rien pour attendre!»
Jean-Marie : «Mais je n’ai rien à voir avec ton pays! Je suis Français, moi, et fier de l’être!»
Robert : «Fier? Fier d’avoir aliéné et pillé le peuple noir durant des siècles?»
Kémi : «Laisse tomber! Tu ne vois pas qu’il regrette que ce soit fini?»
Jean-Marie : «Parce que moi, j’ai pillé le peuple noir? Et le peuple noir, que fait-il aujourd’hui si ce n’est d’envahir MON pays afin de profiter de tout ce qu’il est incapable de faire chez lui?»
Robert : «Et tu sais pourquoi il en est incapable?»
Jean-Marie (le sourire aux lèvres) : «Ca doit être génétique, demandes au sorcier de ton village!»
Kémi : «Dis donc espèce de raciste! Tu veux faire croire ca à qui? C’est à cause des blancs si l’Afrique est dans cette situation!»
Robert : «Ah! Mon fils! Dans mes bras!»
Jean-Marie : «Ca suffit! Les premiers esclaves étaient blancs! Ce sont tes ancêtres mahométans qui en faisaient le commerce!»
Kémi : «Discours tellement facile! Ils avaient certainement de bonnes raisons de s’en prendre aux blancs! Votre barbarie était déjà réputée à l’époque!»
Jean-Marie : «Qui traites-tu de barbares? Vous avez investi les banlieues de nos belles cités et y avez instauré un retour à la sauvagerie! On peut nous rabattre les oreilles tant que l’on veut, mais des études très sérieuses, gardées secrètes, montrent le lien entre cette délinquance d’un autre âge et les origines ethniques des populations qui s’y adonnent! Et, en parlant de barbarie, ton voisin n’est pas mal non plus!»
Kémi : «Comment osez-vous corréler une délinquance sociale avec des caractéristiques purement ethniques? La férocité blanche n’est pas révolue, me semble-t-il! Si vous accueilliez plus dignement mon peuple, rien de tout cela n’arriverait!»
Jean-Marie : «Ah! Parlons-en d’accueil! Tu crois que les blancs sont mieux accueillis dans le pays de monsieur?» Il désigne Robert. «Nous vous accueillons avec des allocations familiales quand chez lui ils choisissent des machettes!»
Robert : «Ca coute moins cher! Et ca fait oublier le reste…»

Sirprus jubile! La restitution exacte du spectre lumineux de la lumière du jour a permis de recréer les conditions de filtrage des longueurs d’ondes a l’origine du phénomène inexpliqué. Et cela fonctionne, les dysfonctionnements relationnels dépassent même ses attentes. Sur Elbmesne, lorsque l’on jubile, l’enveloppe corporelle se couvre d’une pate gluante, manifestation du sourire. Sirprus "glute" depuis plusieurs minutes lorsqu’il réalise que la situation risque de dégénérer et de tourner au pugilat. Il est temps d’intervenir.

Kémi tourne brusquement la tête, provoquant le silence des deux anciens. La poignée de la troisième porte est en train de tourner. Soudain, une insupportable puanteur envahit la pièce alors que tournent les gonds… Qui s’annonce de la sorte?



>>> La suite

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4 Comments:

Anonymous Wam said...

Au temps pour moi, j'ai lu un peu vite.

Dans l'etude que j'evoque, il n'est pas que question de correlation entre statut social et delinquance puisque comparativement, pour le meme statut social (tres important), les gens issus de l'immigration sont plus delinquants. Dans l'etude, il est observe qu'un jeune d'origine etrangere n'a quasiment pas plus de risque d'etre un delinquant en habitant un HLM ou non.

Voila pour la precision.

08 septembre, 2006 17:11  
Blogger Titophe said...

Autant pour vous, en effet...
Par contre, n'insistez quand meme pas trop, j'ai bien compris que votre pseudo-etude cherche a mettre en evidence un lien entre les caracteristiques ethniques des individus et leur potentialités en matiere de delinquance. Desolé, mais là je n'ai besoin de personne pour rester persuadé du caractere complemenent fantasque et dangereux. Il faut etre bien credule pour y croire...

09 septembre, 2006 10:06  
Anonymous wam said...

Bonjour,

'j'ai bien compris que votre pseudo-etude cherche a mettre en evidence un lien entre les caracteristiques ethniques des individus et leur potentialités en matiere de delinquance.'

Ah non, absolument pas ! Vous vous meprenez. Je ne cherche rien du tout, je n'ai pas mene les enquetes, n'ai fait aucune conclusion, ne crois rien. Je relate une etude qu'une autre personne a mene, ca s'arrete ici. Les conclusions de cette etude, je les laisse a des gens bien plus malins que moi.

Par contre, quand on evoque un article, il est bon d'etre exacte sur son contenu. C'est uniquement sur ce point que j'"insistais" si on peut dire. Cette etude a quand-meme ete menee par un sociologue tres reconnu et jamais son serieux n'a ete remis en question. Il faut donc commencer par arreter de croire, par accepter ces observations de faits reelles, et se poser les bonnes questions.

Ici, la bonne question a mon sens serait :
Pourquoi la delinquance est plus grande chez les personnes issues de l'immigration que chez les autres meme quand les niveaux sociaux sont identiques ?

L'auteur avance un debut de reponse :
http://www.lepoint.fr/france/document.html?did=148942

Timide a mon sens.

12 septembre, 2006 00:14  
Blogger Titophe said...

Cet article, que je viens de lire, tombe lui aussi dans le piege des tabous. En se focalisant sur les aspects purement sociaux (c'est a dire financiers) des conditions de vie des delinquants immigrés ou issus de l'immigration, ils occultent completement les facteurs liés a l'exclusion ou au semtiment d'exclusion qui n'est pas lié a une quelconque aisance sociale. Je vous invite a vous interroger sur le ressenti d'un individu qui se sent (a tord ou a raison, la n'est pas le sujet) rejeté par une société qui lui demande neanmoins de respecter ses regles, en sachant qu'il souffre d'un ressenti d'injustice pour certaines d'entre elles.

12 septembre, 2006 09:30  

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