Racisme et Histoire: Le Tabou

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.

Vous êtes sur un lieu d'échange et de libre expression

Ma photo
Nom :

Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.

Le coin des compteurs
Visiteurs depuis le 17 novembre 2005:

12 septembre 2006

67 - E.T. nous observe – (6/8) Seuls ou ensemble?

Revenir à la page principale --- Sommaire de tous les billets

Episodes précédents:
1 - Les longueurs d'ondes mystérieuses
2 - L'enlèvement
3 - Captifs!
4 - Toi, t’es pire que moi!
5 - Rencontre du 3eme type


Mardi 12 septembre 2006

Quelques minutes s’écoulent sans qu’un mouvement, sans qu’une parole ne vienne rompre la stupeur qui règne dans la pièce. Robert, le premier, brise le silence en se mettant doucement à pleurer. Il chuchote une complainte dans la langue de son village, mi-poème, mi-chanson. Kémi et Jean-Marie le regardent et l’écoutent, et trouvent tous deux cette manifestation de la nature humaine comme rassurante et apaisante.
La voix mal assurée, les larmes à l’ œil, Kémi demande :
Kémi : «Ne sommes-nous pas en train de rêver?”
Jean-Marie : «Dans ce cas, nous faisons le même cauchemar”
Robert : «Mais ce n’est pas possible! Comment ont-ils fait?”
Kémi : «Avez-vous entendu la même chose que moi? Ils nous ont choisis pour faire une expérience?”
Jean-Marie : «Oui, comme sur des animaux de laboratoire…”
Robert : «Mais qu’allons-nous devenir?”
Jean-Marie : «Je n’ose imaginer les souffrances qui nous attendent.”
Kémi : «1 million de kilomètres! S’évader n’est même pas envisageable. Et avez-vous senti son odeur? J’en ai encore la nausée.”
Robert : «Nous n’allons quand même pas rester sans rien faire en attendant que l’on nous découpe en morceaux!”
Kémi : «Que pourrions-nous bien faire? Leur puissance semble infinie comparée a notre désarroi!”

Derrière le miroir, Sirprus va de surprise en surprise. Son apparition a brutalement calmé l’atmosphère jusqu’ici électrique. Le groupe, alors en plein conflit, se retrouve bizarrement soudé et calme, voire même constructif a la recherche de solutions la ou, effectivement, en trouver une est un véritable challenge. En voulant résoudre un mystère, en aurait-il découvert un second?
Il est l’heure du premier rapport que Sirprus doit faire au gouvernement d’Elbmesne. Dans la salle de télépathie règne une effervescence inhabituelle. Egas, le plus ancien, apparaît mentalement au centre de la pièce.
Egas : «Comment se déroule la mission, Sirprus?”
Sirprus : «Tout a bien commencé, Egas. Les spécimens prélevés, mis en présence, ont immédiatement entamé la réaction recherchée. Sans se poser la moindre question, ils ont tous, sans exception, conclu que leur problème était lié à leur congénère reflétant une longueur d’onde différente. Les deux individus reflétant du sombre, pourtant si différents l’un de l’autre, se sont immédiatement ligués contre celui appelé Jean-Marie. Jusque la, l’expérience montrait sans aucun doute que seule cette longueur d’onde semblait associer les sujets en groupes solidaires.”
Egas : «Jusque la? L’expérience aurait-elle échoué?”
Sirprus : «Pas vraiment échoué Egas, mais la réaction s’est très vite amplifiée. Pour ne pas perdre le contrôle sur le système qui devenait instable, j’ai du intervenir et informer les sujets de leur prélèvement.”
Egas : «Donc vous avez eu un contact physique avec les spécimens?”
Sirprus : «C’est exact Egas. Suite à ce contact pourtant très bref, la réaction s’est immédiatement arrêtée. Elle semble ne plus vouloir redémarrer.”
Egas : «Que comptez-vous faire maintenant?”
Sirprus : «Je vais attendre jusqu'à ce que les individus réclament un nouveau contact. J’aviserai en fonction du message qu’ils me feront passer.”
Egas : «Très bien, tenez-moi informé de tout nouvel évènement. A bientôt.”


L’image mentale d’Egas disparue, Sirprus se demande bien ce que le prochain contact lui réserve.



>>> La suite

Revenir à la page principale --- Sommaire de tous les billets

3 Comments:

Anonymous nico said...

Démonstration intéressante, notamment lorsque nos 3 terriens stoppent net leurs querelles "archaïques", quand ils apprennent qu'ils servent en quelque sorte de rats de laboratoire après qu'ils aient été enlevés par une "puissance" inconnue et donc forcément inquiétante...
Hé oui tout de suite ça les rapproche, ça les met au même niveau, de savoir qu'ils sont tous dans la peau de l'opprimé de service ; et c'est bien là où on se rend compte que ces malheureuses histoires de ressentiment entretenu en fonction de différences dans la pigmentation de la peau sont avant tout la manifestation de stupides rapports de force...

Allez, j'attends la suite :)

12 septembre, 2006 10:10  
Blogger Titophe said...

Oui, finalement l'exclusion et l'inclusion sont complementaires. En d'autres termes, l'inclusion entraine l'exclusion et vice-versa.
J'essaye d'avoir une approche "Google-Earth" en faisant un "zoom out". Comprenne qui voudra...

12 septembre, 2006 11:13  
Blogger Titophe said...

Ceci dit, Nico, tu auras certainement remarqué la difference de relations entre un Ewondo et un Bamileke s'ils sont au Cameroun ou bien en France.
Au Cameroun, ce sont des Ewondos et des Bamis, en France ce sont des Africains...

12 septembre, 2006 13:18  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home