Racisme et Histoire: Le Tabou

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.

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Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.

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08 décembre 2005

12 - Question d’humour

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Jeudi 8 Décembre 2005

J’ai lu sur Internet plusieurs articles sur le thème du racisme et de l’humour. Un article a particulièrement attiré mon attention. Il s’agit de l’humoriste Dieudonné qui s’exprime à propos de certains sketches de Michel Leeb. Je ne reviendrai pas sur ses opinions, mais cela m’a ammené à réfléchir sur les mécanismes de l’humour et du rire ainsi que sur le lien que l’on pourrait faire avec le sentiment raciste. Je reste donc dans l’esprit du blog.

Tout d’abord, je vais commencer par relater rapidement quelques petites anecdotes personnelles :


Lorsque je vivais au Cameroun, je suis allé voir les spectacles de deux humoristes locaux, Jean-Michel Kankan et Essindi Mindja. Ces deux personnages, peu connus en France (Essindi a toutefois participe au festival d’Avignon dans les années 80), étaient de vrais stars au Cameroun. Je dis étaient, car je crois savoir que Jean-Michel Kankan est mort en 1999 et Essindi Mindja en 2005, il y a quelques mois.
Je suis moi-même un amateur de spectacles comiques (contrairement a ce que pourrait laisser croire ce blog) et donc plutôt bon public. Pourtant, je dois dire que le spectacle de Jean-Michel Kankan m’a laissé plutôt froid et que j’ai simplement souri à celui d’Essindi Mindja. Par contre, le reste du public était plié en deux ! (J’ai donc passe deux bonnes soirées quand même parce que le public Camerounais est un spectacle en soit lorsqu’on le découvre). Les gens riaient aux éclats, bien que pour la plupart ils connaissaient les paroles des sketches par cœur ! Bref, que se passait-il ?
Jean-Michel Kankan et Essindi Mindja faisaient appel à de nombreuses références culturelles qui m’étaient inconnues, ainsi qu’à une multitude d’acquis collectifs inconscients mais bien présents dans la salle. Leur talent aidant, la mayonnaise prenait parfaitement.


Bien plus tard, j’ai regardé avec ma fille un de ces fameux sketches de Michel Leeb ou il imite un Africain plutôt simple d’esprit qui achète ou vend (je ne m’en souviens plus) des patates. Ici, l’effet comique principal est basé sur une gestuelle simiesque, sur l’accent dit « africain » associé aux potentiels intellectuels plutôt limités du personnage. Le sketch marche très bien et le public rit beaucoup. Pourtant, l’effet sur ma fille de 7 ans ne m’a pas semblé très efficace. Pourquoi ? Tout simplement parce que ma fille a l’habitude d’entendre cet accent sans le trouver ridicule ou sans l’associer automatiquement a un handicap intellectuel. Ainsi, comme ses confrères camerounais, Michel Leeb fait-il référence à des inconscients collectifs ou culturels qu’il sait présents dans son public. Loin de moi l’idée d’accuser Michel Leeb de véhiculer un message raciste, c’est peut-être là que je ne rejoins pas Dieudonné. Il utilise simplement des références sociologiques locales afin de faire prendre une mayonnaise que l’on appelle le rire. (On peut néanmoins s'interroger sur les raisons qui associent une démarche simiesque avec un homme noir)

Je pourrais aussi citer Muriel Robin qui fait beaucoup rire en interprétant une femme dont la fille lui annonce qu’elle va épouser un noir. L’effet comique est ici provoqué par les efforts de la mère pour ne pas laisser paraître son malaise. Le malaise allant de soit dans notre inconscient collectif, tout le monde se reconnaît dans cette situation et ça marche encore une fois.

Ces anecdotes sont révélatrices. En effet, elles montrent bien qu’un certain inconscient collectif existe et est connu de ceux qui l’utilisent. L’humour fait appel a ce qui est enfoui au plus profond de nous et, en le sollicitant, déclenche le rire.

Bien, mais peut-on dire pour autant que rire des sketches de Michel Leeb ou de Muriel Robin sous-entende automatiquement d’avoir un fond raciste ? La question n’est pas politiquement correcte, j’en conviens. De plus, qui se risquerait à répondre ? Pas moi en tous cas. Je terminerai plutôt par quelques interrogations.

Je fais l’hypothèse que le lecteur de ce billet est blanc. Je vous demande donc un effort d’imagination et de vous transporter par la pensée dans la situation suivante :
Vous vous trouvez dans une salle de spectacle, tous les spectateurs sont noirs, sauf vous. Le spectacle en question est une suite de sketches dont ceux de Michel Leeb et Muriel Robin décrits plus haut. Etes-vous à l’aise ?

Terminons par un sourire : Imaginons plutôt Chirac a Bamako ces derniers jours invitant ses homologues Africains pour un spectacle de clôture a l’ambassade de France et découvrant que le spectacle en question inclut ces deux sketches !

Ah ! oui, j’oubliais un point important : On peut aussi parfois se sentir blessé en voyant rire ceux que l’on aime…

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15 Comments:

Anonymous Adèle said...

J'ai essayé de faire cet effort d'imagination auquel vous nous conviez... mais j'avoue qu'il m'est bien difficile...
Peut-on seulement s'imaginer dans la situation inverse?

Peut-être que je me sentirais blessée par un sktech à la Michel Leeb, parce que c'est rire et tourner au ridicule ce qui fait partie de mon être et de mon identité.
Mais pour ma part, j'ai du mal à transposer la situation. Je ne peux que me sentir noire par empathie, ou en discuter avec mon ami, qui, lui, voit ces sketchs "autrement".

Pourquoi ne puis-je pas transposer: un sketch sur les blancs dans une salle remplie de noirs? Vous parlez de l'inconscient collectif, et c'est aussi là qu'il intervient: les "caucasiens" n'ont jamais été stigmatisés comme étant "inférieurs".

Par contre, en tant que femme, je peux m'imaginer être la seule femme dans une salle remplie d'hommes, à regarder un sketch mysogyne douteux... parce que ma "mémoire" me le permet...

Au fait... pourquoi les femmes ont les pieds plus petits que ceux des hommes?

Réponse:

Pour être plus près de l'évier quand elles font la vaisselle. ;-)

A+!

08 décembre, 2005 11:31  
Blogger Jean said...

J'admire votre facilité à analyser !!
C'est un grand plaisir de lire vos notes .
J'ai souvent pensé ce que vous écrivez aujourd'hui à propos des sketches comiques , de tous , pas seulement ceux qui peuvent avoir un rapport avec le racisme .
Mais je ne sais pas comme vous , aller aux racines , fouiller ,rassembler et présenter aussi efficacement !(Je ne parle pas spécialement pour votre article d'aujourd'hui ,mais pour l'ensemble de vos messages )

Par contre , je suis sévère avec Dieudonné .A plusieurs reprises , lui qui prétend lutter contre le racisme ,je l'ai entendu proférer des paroles très dures , très injustes , très outrancières contre une communauté que je ne citerai pas , tout le monde sait de qui je parle .Il a été soutenu par des organisations antiracistes au moment de ses procés , je ne comprends pas pourquoi .
Ou nous sommes racistes ou on ne l'est pas , on ne peut dire :je ne suis pas raciste mais j'exclue telle communauté .
Je vous remercie pour le lien avec mon blog .
Jusqu'à maintenant , du fait que je suis maladroit , assez ignorant en informatique , c'est ma belle fille qui s'est occupée des configurations de mon blog , qui a ajouté quelques liens .
Un de ces jours ,il faudra bien que je m'arme de courage et essaie de voir comment on ajoute des liens , celui de votre blog en particulier .

08 décembre, 2005 11:45  
Blogger Titophe said...

A Adele:

Je ne propose pas de transposer, mais simplement d'imaginer que vous assitez a un sketche de Michel Leeb sur les noirs, au milieu d'une assistance a majorité noire.
Pour la transposition, je peux partager avec vous une autre anecdote: Dans les annees 80 je suis allé voir le film "Une saison blanche et seche" au cinéma Abbia de Yaoundé. Ce film traitait de l'Apartheid a une epoque ou ce régime était encore en place, Nelson Mandela etait toujours A Robben Island. La sortie du film fut pour moi un grand moment de solitude... Pourtant, vous comprendrez bien que mes idées ne sont pas vraiment celles de ceux qui ont cautionné ce type de régime.

08 décembre, 2005 12:51  
Blogger Titophe said...

A Jean:

Bonjour Jean, et merci pour vos encouragements. Vous savez, ce blog est pour moi une sorte de déversoir recevant le trop plein de tant d'années d'introversion. Les analyses que je fait ne sortent ainsi pas par magie de mon imagination, mais sont le fruit de frustrations, d'incomprehensions et surtout, d'inerminables reflexions.
Pour Dieudonné, je suis d'accord avec vous. Il est d'une maladresse incroyable et le mélange qui en résulte n'est pas terrible. Pourtant, je comprends sa frustration. Sa maman est du Cameroun et ce pays a tres mal vécu l'époque coloniale. De nombreux massacres ont eu lieu, notament sur l'ethnie Bamiléké qui est celle de ses ancêtres Africains. Aussi, le ressentiment reste tres fort envers la France et les Francais. Lui a grandi en France et a donc entendu tout au long de sa vie deux discours paralleles: Celui que nous connaissons tous sur la Shoa avec toute son horreur, et certainement celui de sa Maman lui relatant d'autres faits tout aussi horribles mais sur lesquels il a du ressentir la chape de plomb du Tabou. Vous pouvez aller sur certains sites Internet qui vous donneront plus d'information comme celui-ci ou celui-la et certainement bien d'autres encore.

Pour les liens, c'est assez facile. Je peux vous aider car nous sommes chez le meme fournisseur de blog. Si vous le souhaitez, envoyez-moi un email, je vous répondrai avec la procédure à suivre, c'est tres simple.

08 décembre, 2005 13:05  
Blogger Jean said...

Une nouvelle fois vous montrez ce que j'apprécie tant chez vous , du recul , une vision au deuxième degré .
J'accepte votre aide pour les liens avec plaisir .
Merci .
Bonne après midi .

08 décembre, 2005 14:39  
Anonymous Anonyme said...

C'est une question legitime d'humour que vous posez surtout. Dans tous les cas de figure je pense etre a l'aise au mileiu d'une audience africaine, et je m'en explique.

Au banquet des actionnaires il est amusant de faire des blagues sur la finance, mais sur les employes c'est deplace. A la reunion syndicaliste c'est egalement peu inventif de faire des blagues sur le patron. Si il y a conflit potentiel petit ou grand avec l'autre, il n'est pas permis de se moquer de l'autre sans l'offenser.

On ne raconte pas des blagues sur les africains/arabes/juifs/blancs etc.. si on ne l'est pas soi-meme. Ca vous dit ce que je pense de Leeb (que j'ai toujours trouve tres niais), et ma reaction a son sketch. En compagnie de francais qui seraient amuses par le sketch je serai gene. Mais en compagnie d'africains j'imagine etre beaucoup plus a l'aise: nous serions tous choques ensemble d'une telle immondice (ca peut d'ailleurs creer des liens si je ne connais personne). J'imagine meme qu'etant blanc je pourrais faire part de toute ma pensee sur la faute de gout sans passer pour un raciste anti-blanc.

En revanche le sketch de Muriel Robin, ne me gene pas du tout a condition qu'il ne se moque pas des africains. Si il est bien fait j'imagine que des africains pourraient en rire: imaginant trop bien leur reaction si leur fille allait se marier au voisin blanc. Si en revanche il se moque des africains, je n'imagine pas d'en rire, et donc aucune raison d'etre gene.

Par honnetete intellectuelle, theoriquement, on pourrait imaginer qu'il arrive que:
1. le sketch soit raciste
2. le sketch me fasse rire
Ca m'est arrive de me trouver dans des situation proches (pas de rires de blagues racistes deplacees, mais plutot d'etre en tres forte minorite, voir isole dans un public). Auquel cas je quitterais immediatement la salle. Ce que je n'entends pas ne peut pas me faire rire, et on ne peut pas me reprocher d'etre solidaire avec un idiot si je quitte la salle immediatement. Enfin ca c'est du savoir vivre (et de la survie) elementaire.

09 décembre, 2005 04:36  
Blogger Titophe said...

Cher anonymous

Dommage que vous ne choisissiez pas un pseudo, c'est facile et cela permet de s'adresser a une personne.

Ceci dit, mon billet n'est pas destiné a porter un quelconque jugement sur tel ou telle humoriste. Mon propos vise plutot a utiliser l'exemple de l'humour pour analyser ce qu'il y a de plus profond en nous. En effet, le rire est un mecanisme quasiment incontrolable car il fait appel a l'inconscient. Je trouve qu'il offre ainsi un tres bel angle de vue sur nous-meme.

09 décembre, 2005 10:14  
Anonymous Davej said...

Ah oui vous avez raison c'est facile de choisir un pseudo, et c'est fait.

Cher Titophe, votre question m'a fait reflechir, et je cherchais a lui rendre hommage.
Je decouvre, que ce qu'il y a au fond de moi-meme c'est surtout l'indignation contre ceux qui ne savent pas se comporter en societe :). C'est apres tout une forme de manque de respect envers la condition humaine de chacun, je dirais meme, c'est un cousin lointain du racisme (A tort ou a raison, en revanche, dans une telle situation je ne pense que la pensee ou la culpabilite du racisme m'effleure).

10 décembre, 2005 07:18  
Blogger Titophe said...

Merci Davej

Que voulez-vous dire par la?

10 décembre, 2005 22:01  
Anonymous davej said...

Cher Titophe. Le savoir vivre c’est la politesse alliée au sens de l’observation. C’est respecter suffisement les autres pour se donner la peine de ne pas les offenser même si c’est contre votre conception du monde. Permettez-moi de donner quelques exemples de comportements pour moi choquants et irrespectueux, bien que malheureusement trés ordinaires. Vous êtes à une reception de marriage, on vous sert la mousse chocolat avant les fruits, vous n’expliquez pas à vos hôtes qu’il faut immédiatement changer leurs plans. Vous êtes garçon de café, un touriste vous demande un verre de vin avec des glaçons, vous ne faites pas de remarque désagréable avant de l’apporter. On vous demande une faveur qui vous choque et que vous n’avez pas envie d’accorder, vous refusez polimment sans vous retrancher derrière votre indignation.
Rien de trés choquant dans tout ça? Et bien moi je trouve que si. C’est du même niveau que les policiers qui tutoyent. Ou bien les gens qui font des remarques dans une langue étrangère pour dire des choses désobligeantes. Les comédiens chrétiens qui font des blagues sur les juifs. Les exemples ne manquent pas, tout ça c’est apparenté.
Être irrespectueux envers les autres, c’est bien, mais en pensée seulement pas en action.

Petite anecdote, le racisme de tous bords est assez ordinaire là ou je vis. J’ai un parent assez agé et qui ne partageant pas mes idées ne surveille pas ce qu’il dit à l’étranger. Pas de chance, il dit des choses peu aimables sur le pays et ses pauvres devant des français qui se procurent son addresse et son numéro de téléphone chez lui. S’ensuivent des coups de téléphone à son domicile le traitant de raciste et qu’il fallait qu’il rentre en France. Il s’agit d’une personne très agée. Paniqué, j’arrive et je décrypte la situation avec la police, et j’en déduis qu’il n’est pas en danger immédiat. L’incident ne m’a pas rendu raciste anti-blanc, mais n’a rien fait pour ma foi de certains prétendumment bien pensants. Non je ne me suis pas fourni d’armes à feu, mais j’y pense depuis.

11 décembre, 2005 07:55  
Anonymous davej said...

Pour continuer, la violence ne résoud rien, j’en suis convaincu. Mais je voulais exprimer que confronter l’intolérance par l’intolérance ça ne fait que faire monter les tensions. Si le résultat c’est que les parties finissent par s’identifier comme des ennemis et que les gens se demandent si ils ne sont pas des pacifistes naifs qui doivent chosir un camp ...
Le combat anti-raciste est un terme malheureux, c'est plutôt une oeuvre comme vous le notez bien

11 décembre, 2005 08:50  
Blogger Jean-Jacques said...

J'ai toujours aimé cette annecdote racontée par des amis. Alors qu'ils etaient dans un restau avec un ami Kabyle, d'autres etudiants sont venus les rejoindres, l'un d'eux à commencé à aligner des propos racistes...De plus en plus virulents, leur ami Kabyle n'à rien dit au début puis il est entré dans le jeu: "Ah bon tu peux reconnaître les Arabes?" L'autre "Ben oui à l'odeur" etc... etc.. Cela à duré un bon moment.. ceux qui "savaient" étaient pliés de rire.. Lors de la séparation tout le monde se serre la main, se fait la bise... Et l'étudiant Kabyle de dire en riant "Tu sais que tu viens serrer la main d'un Arabe?" J'aime cette histoire qui montre que la patience et l'humour peuvent etre des armes

13 décembre, 2005 14:44  
Blogger Titophe said...

Salut Jean-Jacques

Oui, c'est très marrant, mais le Kabyle en question ne devait pas vraiment souffrir du délit de sale gueule, comme on dit.
Parce que pour d'autres, les jeus sont parfois faits avant le début de la partie!

13 décembre, 2005 14:53  
Anonymous Tokos said...

Petit rectificatif à propos de Dieudonné!

C'est son père qui est Noir (d'où le nom Mballa Mballa) et non sa mère qui est Bretonne.

Son père n'est pas originaire de la région de l'Ouest où sont majoritairement identifiables ceux que l'on nomme Bamiléké.
Son père est du Centre (région administrative principale actuellement) qui abrite la capitale Yaoundé.

Mais il est certainement évident qu'il a entendu parler de ces massacres comme nous tous originaires du Cameroun et que ceux ci ont été perpétré dans plusieurs régions (Bassa, Douala...)avec des joyeusetés du type napalm sur des populations civiles.
Nul doute que dans quelques années, le traumatisme en moins, les générations futures demanderont des comptes à une France dirigeante (qui se sentira encore offusquée) qui refuse de rompre avec la vision coloniale de l'Afrique Noire. Y a qu'à voir son attitude actuelle en Côte d'Ivoire malgré toute la désinformation officielle.

Les commentaires sur ce blog sont intéressants car ils s'intéressent à la genèse des attitues plus qu'aux attitudes en soi, et c'est le plus important.
Pour ma part je crois que l'exceptionnelle longévité des hommes au pouvoir (songez que Chirac a fait la guerre d'Algérie et vous comprendrez pourquoi une guerre terminée et perdue en 1962 n'est reconnue comme guerre qu'en 1998) et la survivance du fait monarchique français qui veut que la vérité appartienne à l'Etat expliquent le décalage sur la mise à la connaissance du public d'une part de l'histoire de France, voire d'un révisionnisme certain.

Bonne continuation

27 octobre, 2006 21:34  
Blogger Titophe said...

Merci pour le rectificatif Tokos!

30 octobre, 2006 08:45  

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